Passer en société : un tournant stratégique pour l’entrepreneur individuel

Passer en société : un tournant stratégique pour l’entrepreneur individuel

Si le statut d’entrepreneur individuel séduit par sa simplicité, il peut vite montrer ses limites. Pour sécuriser son activité et préparer l’avenir, le passage en société s’impose souvent comme une étape clé. Voici pourquoi… et à quelles conditions.

Pourquoi créer une société ?

Opter pour une structure sociétale (SAS, SARL, etc.) permet de lever plusieurs freins liés à l’entreprise individuelle :

Accès facilité au financement : le dirigeant peut se porter caution pour sa société, ce qui ouvre davantage de possibilités de crédit.

Séparation claire des patrimoines : le patrimoine affecté à la société est distinct, sans ambiguïté sur la notion de « bien utile ».

Continuité assurée : en cas de décès du dirigeant ou d’un associé, l’activité peut se poursuivre.

Transmission simplifiée : la cession ou donation de parts sociales ne déclenche pas automatiquement une plus-value imposable.

Protection en cas de séparation : les conséquences d’un divorce ou d’une rupture sont mieux encadrées.

Donation-partage possible : les parts sociales peuvent être réparties entre héritiers ou donataires.

Attention : créer une société implique des coûts (rédaction des statuts, immatriculation, formalités) et une gestion plus complexe (assemblées générales, comptabilité, fiscalité…). Mais bonne nouvelle : il est tout à fait possible de créer une société seul, grâce aux formes unipersonnelles comme la SASU ou l’EURL.

 

Le rôle du conjoint dans la société

Si l’entreprise individuelle repose sur des biens communs, le passage en société nécessite d’en informer son conjoint. Dans certaines formes de sociétés (SARL, SC, SNC), ce dernier peut même devenir associé, à condition d’en notifier l’intention.

En cas de divorce, le conjoint peut conserver cette qualité d’associé tant qu’un jugement définitif n’a pas été prononcé. Il peut aussi renoncer à ce droit dès l’apport.

 

Les impacts fiscaux à anticiper

L’apport d’une entreprise individuelle à une société génère une plus-value professionnelle imposable. Toutefois, il est possible d’opter pour un report d’imposition (article 151 octies du CGI), qui permet de différer le paiement de l’impôt.

Mais attention : cette plus-value n’est jamais effacée. En cas de donation ou de décès, elle est transférée aux héritiers ou donataires.

Autre point de vigilance : certains dispositifs fiscaux avantageux (comme l’exonération en cas de départ à la retraite ou liée au montant des recettes) ne s’appliquent plus une fois l’entreprise transformée en société.

 

Quand faut-il franchir le pas ?

Techniquement, l’apport peut être réalisé à tout moment. Mais plus il est fait tôt, plus il est efficace. Si une cessation d’activité est envisagée à court terme, mieux vaut parfois conserver l’entreprise individuelle jusqu’à son terme. Cela permet de bénéficier des exonérations spécifiques aux plus-values professionnelles, qui peuvent être plus intéressantes que le régime applicable aux sociétés.

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Comprendre les BIC : le régime fiscal des activités commerciales, industrielles et artisanales

Comprendre les BIC : le régime fiscal des activités commerciales, industrielles et artisanales

Les bénéfices industriels et commerciaux, plus connus sous l’acronyme BIC, concernent les revenus générés par les personnes physiques exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale. C’est une catégorie fiscale incontournable pour les entrepreneurs et indépendants.

 Et l’immobilier dans tout ça ?

Certaines opérations immobilières, comme la location meublée ou la vente de biens, peuvent aussi relever des BIC. Cela dépend de dispositions légales spécifiques, qui classent ces activités dans la même catégorie que les commerces ou les ateliers.

Trois régimes fiscaux possibles

Les BIC sont intégrés au revenu imposable et doivent être déclarés selon le régime fiscal applicable :

Micro-BIC : pour les petites structures avec un chiffre d’affaires limité. Ce régime offre une simplification comptable et un abattement forfaitaire.

Régime réel simplifié : pour les entreprises de taille intermédiaire, avec des obligations comptables allégées.

Régime réel normal : pour les structures plus importantes, avec une comptabilité complète.

Le choix du régime dépend du chiffre d’affaires brut annuel encaissé, et non simplement facturé.

Comment est calculé le bénéfice imposable ?

Chaque régime a ses propres règles de calcul :

En micro-BIC, le bénéfice est déterminé après un abattement forfaitaire (souvent 50 %).

En réel, il s’agit du résultat comptable réel, après déduction des charges.

 Le prélèvement à la source : ce qui change

Depuis 2019, le prélèvement à la source s’applique aussi aux BIC. Cela signifie que l’impôt est prélevé en temps réel, sur la base des revenus estimés, avec une régularisation en fin d’année. Ce système modifie la gestion de trésorerie et impose une anticipation plus fine des revenus.

En résumé : les BIC sont au cœur de la fiscalité des indépendants et entrepreneurs. Bien comprendre les régimes et leurs implications permet d’optimiser sa gestion et d’éviter les mauvaises surprises.

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C’est quoi l’article 150‑0 B ter pour les Chefs d’Entreprise ?

C’est quoi l’article 150‑0 B ter pour les Chefs d’Entreprise ?

Le report d’imposition des plus-values d’apport de titres à une société contrôlée

Les opérations de restructuration patrimoniale, création d’une holding, réorganisation d’un groupe familial, préparation d’une cession posent souvent une question délicate : comment éviter une imposition immédiate des plus-values lors de l’apport de titres à une société contrôlée ?

Pour répondre à cet enjeu, le législateur a instauré un mécanisme spécifique : le report d’imposition automatique prévu à l’article 150‑0 B ter du Code général des impôts.

Ce dispositif permet de déclarer la plus-value sans la payer immédiatement, tout en garantissant que l’impôt sera acquitté ultérieurement.

Pourquoi un régime spécifique ?

Faciliter les restructurations sans effacer l’impôt !

Lorsqu’un contribuable apporte des titres à une société soumise à l’impôt sur les sociétés et qu’il contrôle, la plus-value réalisée devrait normalement être imposée immédiatement.

Or, ces opérations répondent souvent à des objectifs économiques ou patrimoniaux légitimes :

  • création ou renforcement d’une holding,
  • réorganisation d’un groupe familial,
  • préparation d’une transmission ou d’une cession,
  • simplification de l’organigramme.

Pour éviter que l’impôt ne devienne un frein, l’article 150‑0 B ter prévoit un report d’imposition automatique :

  • la plus-value est calculée et déclarée l’année de l’apport,
  • mais son imposition est mise en attente,
  • jusqu’à la survenance d’un événement ultérieur (cession, rachat, donation, transfert de domicile fiscal…).

 Ce mécanisme ne supprime pas l’impôt : il le décale dans le temps, ce qui facilite les restructurations sans créer de charge fiscale immédiate.

Prévenir les montages purement fiscaux

Pour éviter les abus, le report d’imposition est encadré par plusieurs conditions.

L’objectif est clair : ne pas permettre un simple différé d’impôt sans justification économique réelle.

Parmi les principales exigences :

✔️ Contrôle de la société bénéficiaire

L’apporteur doit contrôler la société qui reçoit les titres, directement ou indirectement.

✔️ Société soumise à l’impôt sur les sociétés

Le mécanisme ne s’applique pas aux sociétés relevant de l’impôt sur le revenu.

✔️ Conditions de réinvestissement en cas de revente rapide

Si la société bénéficiaire revend les titres apportés dans un délai court, elle doit réinvestir une partie du prix dans une activité économique éligible.

Ce point est essentiel pour éviter les montages consistant à apporter des titres, les revendre immédiatement, puis sortir la trésorerie sans imposition.

Le réinvestissement : un enjeu clé… 

L’une des conditions les plus sensibles du dispositif de 150 0 B ter concerne le réinvestissement en cas de revente rapide des titres apportés.

La société bénéficiaire doit alors réinvestir une partie du prix dans une activité économique éligible, dans un délai strict (3 ans).

Comment fonctionne concrètement le report d’imposition ?

Le mécanisme peut se résumer en trois étapes :

🔹 Étape 1 — L’apport

Le contribuable apporte ses titres à une société qu’il contrôle.

La plus-value est calculée et déclarée, mais non imposée.

🔹 Étape 2 — Le report

La plus-value reste « en sommeil ».

Elle n’est pas taxée tant qu’aucun événement déclencheur ne survient.

🔹 Étape 3 — La fin du report

L’imposition devient exigible lors de certains événements, notamment :

  • cession des titres reçus en échange,
  • cession par la société des titres apportés (sous conditions),
  • donation des titres (sauf exceptions),
  • transfert du domicile fiscal hors de France.

Cependant si la cession des titres apportés intervient sous un certain délai (3 ans) et le produit remployé dans un délai de 3 ans dans des activités éligibles … on reste en report d’imposition !

L’article 150‑0 B ter du CGI est un outil essentiel pour les chefs d’entreprise, les familles actionnaires et les investisseurs souhaitant structurer leur patrimoine sans subir une imposition immédiate sur les plus-values d’apport.

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Report d’imposition et soulte !

L’article 150-0 B ter du CGI prévoit un report d’imposition des plus-values réalisées lors de l’apport de titres à une société soumise à l’IS contrôlée par l’apporteur.

Ce dispositif vise à faciliter les opérations de restructuration en évitant une imposition immédiate alors que le contribuable ne dispose pas nécessairement des liquidités pour y faire face.

Dans une décision récente, le juge de l’impôt précise que, lorsque plusieurs apports assortis d’une soulte sont réalisés simultanément, le seuil de 10 % doit être apprécié apport par apport et non de manière globale.

En outre, avant la loi de finances rectificative pour 2016, applicable en l’espèce pour un apport réalisé en 2014, le report d’imposition s’appliquait à l’ensemble de l’opération, y compris à la soulte, à condition que celle-ci n’excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus en échange.

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Cas particulier des associés de SEL : règles fiscales et déclaratives

Cas particulier des associés de SEL : règles fiscales et déclaratives

Depuis l’imposition des revenus 2024, les associés de Société d’Exercice Libéral (SEL) sont soumis à des règles déclaratives spécifiques, qui distinguent strictement la rémunération liée à l’activité libérale de celle liée aux fonctions de direction.

Cette distinction est essentielle, tant sur le plan fiscal que social.

Imposition des revenus issus de l’activité libérale

Les revenus perçus par les associés de SEL au titre de leur activité technique ou libérale doivent obligatoirement être déclarés dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) :

  • Case 5HQ en cas d’imposition au micro‑BNC ;
  • Case 5QC en cas de régime réel (déclaration contrôlée).

👉 Cette règle s’applique quel que soit le statut social du dirigeant.

Imposition des revenus liés aux fonctions de direction

Les revenus perçus en contrepartie des fonctions de direction suivent un régime distinct, selon la forme de la SEL et le statut du dirigeant.

Traitements et salaires

Sont imposés en traitements et salaires (case 1AJ de la déclaration 2042) :

  • les présidents de SELAS,
  • les dirigeants de SELAFA,
  • les gérants minoritaires de SELARL.

Ces dirigeants relèvent du régime social des salariés ou assimilés salariés pour cette part de rémunération.

Rémunération de gérance (article 62 du CGI)

Les gérants majoritaires de SELARL déclarent leurs revenus de direction en rémunération de gérance, via la case 1GB de la déclaration 2042.

Obligations déclaratives spécifiques en régime réel BNC

Lorsque l’associé de SEL relève du régime réel (déclaration contrôlée), le revenu brut social, déterminé dans la liasse fiscale BNC, doit également être reporté dans la Déclaration des Revenus Indépendants (DRI) :

  • DSDE / DSDF en cas de bénéfice,
  • DSDG / DSDH en cas de déficit.

Cas particulier des gérants majoritaires de SELARL

Pour les gérants majoritaires de SELARL, des obligations déclaratives complémentaires s’appliquent :

  • la part de revenus liée aux fonctions de direction (imposable en rémunération de gérance) doit être déclarée en cases DSEC / DSED de la DRI ;
  • la part des dividendes excédant 10 % du capital social est à déclarer en cases DSAA / DSAB de la DRI, car elle est assujettie aux cotisations sociales des travailleurs indépendants.

Régime social des dirigeants de SELAS, SELAFA et gérants minoritaires

Pour les dirigeants de SELAS, les dirigeants de SELAFA et les gérants minoritaires de SELARL :

  • la rémunération liée aux fonctions de direction est imposée en traitements et salaires (case 1AJ) ;
  • ces revenus relèvent du régime social des salariés et assimilés salariés.

👉 Ils ne sont pas soumis aux cotisations sociales des travailleurs indépendants pour cette part de rémunération, contrairement aux revenus imposables en BNC issus de leur activité libérale.

Les cotisations sociales “salariées” sont directement :

  • calculées,
  • déclarées,
  • et versées par la société.

À ce titre, les anciennes cases DSSI / DSSJ de la DRI ont été supprimées.

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Bénéfices Non Commerciaux (BNC) : définition et régime d’imposition

Bénéfices Non Commerciaux (BNC) : définition et régime d’imposition

Les Bénéfices Non Commerciaux (BNC) correspondent aux revenus issus d’une activité exercée à titre habituel, ne relevant ni des BIC ni des revenus salariés. Ils concernent principalement les professions libérales et assimilées.

BNC professionnels : activités concernées

Les BNC professionnels regroupent les revenus provenant :

  • des professions libérales réglementées ou non
    (médecins, avocats, artistes, consultants, formateurs, etc.) ;
  • des charges et offices
    (notaires, huissiers de justice, commissaires de justice, etc.) ;
  • plus largement, de toute activité indépendante exercée de façon habituelle et générant des revenus non commerciaux.

Cas particulier : associés de SEL

Depuis l’imposition des revenus 2024, les associés de Sociétés d’Exercice Libéral (SEL) doivent impérativement déclarer les revenus issus de leur activité libérale dans la catégorie des BNC, quel que soit le mode de détention de la société.

👉 Pour approfondir ce point, il est recommandé de consulter les règles spécifiques applicables aux SEL (Sociétés d’Exercice Libéral).

Le régime micro-BNC : conditions d’application

Le régime micro-BNC, également appelé régime déclaratif spécial, s’applique aux exploitants individuels lorsque leurs recettes annuelles hors taxes ne dépassent pas certains seuils.

Seuil du micro-BNC pour 2025

Un professionnel libéral relève du régime micro-BNC au titre de l’année 2025 si ses recettes :

  • de 2023 ou 2024,
  • ajustées le cas échéant au prorata de la durée d’exercice de l’activité,

sont inférieures à 77 700 € HT.

Ce régime permet une déclaration simplifiée des revenus, avec l’application d’un abattement forfaitaire pour frais professionnels, sans tenir une comptabilité complète.

Option pour le régime réel (déclaration contrôlée)

Les contribuables éligibles au micro-BNC peuvent choisir d’opter pour le régime de la déclaration contrôlée (régime réel), notamment lorsque leurs charges réelles sont élevées.

👉 Cette option doit être exercée au plus tard :

  • le 5 mai 2026 pour une déclaration papier ;
  • le 20 mai 2026 pour une déclaration effectuée en ligne.

Dépassement du seuil micro-BNC : quelles conséquences ?

En cas de dépassement du plafond de chiffre d’affaires, le régime micro-BNC continue de s’appliquer l’année suivante, sous réserve qu’il s’agisse du premier dépassement sur une période de deux ans.

En revanche, un dépassement constaté deux années consécutives entraîne obligatoirement la sortie du régime micro-BNC et le passage au régime réel.

Revalorisation du seuil micro-BNC à partir des revenus 2026

Le seuil de chiffre d’affaires du régime micro-BNC a été revalorisé pour les années 2026, 2027 et 2028.

  • Le nouveau plafond est fixé à 83 600 € HT,
    contre 77 700 € HT pour les revenus 2025.

⚠️ Attention : cette revalorisation ne concerne pas la déclaration des revenus 2025 effectuée en 2026, qui reste soumise aux anciens seuils.

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BIC professionnels : définition et fonctionnement du régime micro-BIC

BIC professionnels : définition et fonctionnement du régime micro-BIC

Les BIC professionnels (Bénéfices Industriels et Commerciaux) correspondent aux revenus générés par une activité commerciale, industrielle ou artisanale, exercée de manière habituelle. Ils concernent notamment les commerçants, artisans, entrepreneurs individuels et certains loueurs en meublé.

Parmi les régimes fiscaux applicables aux BIC, le régime micro-BIC est l’un des plus répandus, en raison de sa simplicité administrative et fiscale.

Qu’est-ce que le régime micro-BIC ?

Le régime micro-BIC s’applique automatiquement, sauf option pour le régime réel, aux exploitants individuels dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes, réalisé au cours de l’année N-1 ou N-2, reste sous certains plafonds.

Ce régime permet de bénéficier :

  • d’obligations comptables allégées,
  • d’un abattement forfaitaire pour frais,
  • d’une déclaration simplifiée des revenus.

Seuils de chiffre d’affaires du micro-BIC

Les seuils du régime micro-BIC varient selon la nature de l’activité exercée.

Activités de vente et de logement

Le régime micro-BIC s’applique si le chiffre d’affaires est inférieur à 188 700 € HT pour :

  • la vente de marchandises,
  • la vente d’objets ou de fournitures,
  • la vente de denrées à emporter ou à consommer sur place,
  • les activités de fourniture de logement.

Prestations de services et location meublée

Pour les prestations de services ou la location meublée non classée, le plafond de chiffre d’affaires est fixé à 77 700 € HT.

Dépassement des seuils micro-BIC : quelles conséquences ?

Un dépassement des seuils ne provoque pas une sortie immédiate du régime micro-BIC. Celui-ci continue à s’appliquer l’année suivant la première année de dépassement, à condition que ce dépassement soit isolé sur une période de deux ans.

En revanche, si les plafonds sont dépassés deux années consécutives, le régime micro-BIC cesse de s’appliquer l’année suivante.

Exemple : un chiffre d’affaires supérieur aux seuils en 2023 et 2024 entraîne une exclusion du micro-BIC en 2025.

Revalorisation des seuils micro-BIC à partir des revenus 2026

Les seuils du régime micro-BIC ont été revalorisés pour les revenus perçus en 2026, 2027 et 2028, afin de mieux tenir compte de l’évolution économique.

Nouveaux plafonds applicables

  • 203 100 € de chiffre d’affaires pour :
    • les activités commerciales de vente,
    • la parahôtellerie
      (contre 188 700 € pour les revenus 2025),
  • 83 600 € de chiffre d’affaires pour :
    • les prestations de services
      (contre 77 700 € pour les revenus 2025).

⚠️ Important : la déclaration effectuée en 2026 au titre des revenus 2025 reste soumise aux anciens seuils. Les nouveaux plafonds ne s’appliquent donc qu’à partir des revenus 2026.

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Déclarations des entreprises, sociétés et associations ouvertes !

L’administration fiscale a publié le calendrier des déclarations pour les revenus 2025. La campagne déclarative 2026 ouvrira le 9 avril.

Déclarations des entreprises, sociétés et associations

Les échéances suivantes ont été précisées :

  • Sociétés relevant de l’impôt sur le revenu (IR), comme les SCI : La date limite de dépôt des déclarations n° 2071 et 2072 est fixée au 5 mai 2026, avec une prolongation de 15 jours en cas de télédéclaration, soit jusqu’au 20 mai 2026.
  • Sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) : Pour les exercices clos au 31 décembre 2025, la déclaration de résultats n° 2065 doit être déposée au plus tard le 5 mai 2026, avec une prolongation jusqu’au 20 mai 2026 en cas de télédéclaration.
  • Entreprises individuelles relevant des BIC, BNC ou BA : La déclaration de résultats 2025 et ses annexes doivent être transmises avant le 5 mai 2026, ou jusqu’au 20 mai 2026 en cas de télédéclaration.
  • Associations : La déclaration n° 2070 (revenus du patrimoine imposés à taux réduit) et la déclaration n° 2065 (activités lucratives imposées au taux normal) doivent être déposées avant le 5 mai 2026, avec un délai supplémentaire jusqu’au 20 mai 2026 en cas de télédéclaration.

De la part de www.joptimiz.com, assistance fiscale en ligne pour les chefs d’entreprises et investisseurs.

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C’est quoi le Guichet Unique INPI ?

C’est quoi le Guichet Unique INPI ?

Le guichet unique est un portail internet sécurisé géré par l’institut national de la propriété industrielle (INPI) alimentant le registre national des entreprises (RNE) qui regroupe les différents registres existants (RCS, RM, RAA, etc.).

Ce service en ligne été rendu accessible à toutes les entreprises, quelle que soit leur activité (artisanale, commerciale, agricole, indépendante), au 1er janvier 2022.

Dès le 1er janvier 2023, le guichet unique devient le seul service compétent pour traiter les déclarations des entreprises.

Adresse : https://procedures.inpi.fr/?/

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Apport-cession et réinvestissement : pourquoi un investissement anticipé fait perdre le report d’imposition

Apport-cession et réinvestissement : pourquoi un investissement anticipé fait perdre le report d’imposition (Article 150-0 B ter)

Dans le cadre du régime de l’apport-cession prévu à l’article 150-0 B ter du CGI, le maintien du report d’imposition de la plus-value est conditionné à une règle stricte : le réinvestissement doit être effectué à partir du produit de cession des titres.
Une décision récente du juge de l’impôt rappelle qu’un réinvestissement anticipé, même réalisé la veille de la cession, ne permet pas de conserver le report d’imposition.


Rappel du mécanisme d’apport-cession

L’apport des titres à une holding contrôlée par le cédant permet de placer en report d’imposition la plus-value d’apport.
Cependant, ce report expire si la holding cède les titres dans les trois ans suivant l’apport.

Pour éviter la taxation immédiate, la société doit réinvestir au moins 60 % du produit de la cession (50 % avant 2019) dans les deux ans suivant la cession, dans des activités opérationnelles éligibles.
Ce réinvestissement est au cœur de la justification économique du régime.


Le cœur du litige : un réinvestissement avant la cession

Dans l’affaire jugée :

  • Apport des titres → Septembre 2013

  • Acquisition de sociétés par la holding → 29 septembre 2014

  • Cession des titres apportés → 30 septembre 2014 (lendemain)

Le contribuable soutenait que cette acquisition constituait le réinvestissement requis par la loi.


La décision du juge : un principe clair

La Cour rejette cette argumentation et précise :

Il ne peut y avoir réinvestissement qu’avec le produit de cession réellement perçu.
➡ Un investissement réalisé avant la vente ne répond pas aux conditions du 150-0 B ter.

Même si l’opération intervient dans un calendrier rapproché, le réinvestissement anticipé ne maintient pas le report d’imposition.


Quid des obligations déclaratives ?

Le contribuable reprochait également l’absence d’engagement formel de réinvestissement.
Sur ce point, la Cour lui donne raison : avant 2016, aucune obligation déclarative spécifique n’existait, le décret d’application étant postérieur.

➡ Cela n’empêche pas la remise en cause du report dès lors que la condition de réinvestissement n’est pas matériellement respectée.


Comment sécuriser votre stratégie d’apport-cession ?

L’apport-cession reste une optimisation fiscale efficace, mais sa sécurisation passe par :

  • Un calendrier maîtrisé

  • Un financement strictement issu de la cession

  • Un contrôle du pourcentage de réinvestissement

  • Une documentation et une justification de l’opération

L’erreur, même d’un jour, peut entraîner l’imposition immédiate de la plus-value.

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